Comment répondre aux enjeux environnementaux en repensant nos modes d’habitat ? À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, le groupe Nice-Matin s’associe à Sparknews et à 51 autres titres de presse régionale pour explorer les initiatives locales qui redéfinissent nos espaces de vie. Direction la Dordogne pour découvrir une architecture unique, conçue pour relever les défis écologiques et économiques de demain… et d’aujourd’hui.

La maison en A d’Elizabeth Faure à Lusignac, en Dordogne, est l’exemple parfait d’une construction originale et inspirante. Crédit photo : Jonathan Guérin/Sud-Ouest.

Autour de cette maison atypique, une véritable communauté s’est formée. Le groupe Facebook « La maison en A » réunit près de 50 000 membres, et le site lamaisonena.com recense plusieurs projets en cours, avec des permis de construire validés ou des terrains récemment acquis. Les témoignages sont unanimes : « Vous connaissez Elizabeth ? […] On a vu le reportage sur son projet. »

Mais Elizabeth Faure, bien loin du statut de gourou, incarne plutôt un esprit libre et audacieux. Architecte septuagénaire, elle s’installe en 2013 à Lusignac après des années de travail sur divers chantiers, et décide de bâtir la maison qu’elle imagine depuis longtemps. « Je n’ai rien inventé, les maisons en A existent depuis des siècles. »

Cet édifice en forme de triangle, surnommé « Toblerone géant » par certains, utilise des structures en bois équilatérales pour servir à la fois de charpente et de murs, et est recouvert de tuiles en bitume ou d’un bac en acier.

« Mon budget était de 40 000 euros. Cette solution s’adresse à ceux qui ne peuvent pas contracter de crédit, » explique Elizabeth, l’architecte derrière ces maisons innovantes.

« Je n’avais jamais construit seule auparavant, mais j’étais sûre que ce serait simple. » Avec l’aide occasionnelle de ses amis, elle achève en trois mois la construction d’une structure de 180 m². Grâce à sa détermination, Elizabeth prouve que l’on peut devenir propriétaire sans disposer de gros moyens financiers. « Mon budget était de 40 000 euros. C’est une solution pour ceux qui ne peuvent pas contracter de crédit. »

Une popularité grandissante

L’utopie d’Elizabeth a franchi les frontières de la Dordogne, notamment grâce au film documentaire réalisé par son amie Morgane Launay, La Maison en A. Ensemble, elles ont organisé des projections à travers la France, attirant ainsi l’attention des médias en 2020. Durant le confinement, des milliers de personnes, qu’elles soient bricoleurs avertis ou novices, ont vu dans cette maison en A une alternative viable à leur logement.

L’architecte, adepte de la philosophie « carpe diem », n’avait pas anticipé un tel engouement. « Ça a provoqué un buzz monumental. J’ai eu des visiteurs tous les jours chez moi pendant des mois. » Elizabeth les accueille, répond à leurs questions et partage ses conseils pratiques.

Pour se retrouver plus sereine, elle a créé une chaîne YouTube, où elle propose des tutoriels détaillant tout, du permis de construire à l’assemblage des triangles, en passant par l’étude thermique et la mise en place des madriers.

La maison en forme de A, avec son ossature bois très géométrique, est en effet un habitat fascinant. Crédit photo : Jonathan Guérin/Sud-Ouest.

« Faire presque tout soi-même »

Les vidéos d’Elizabeth sont une véritable aide pour des personnes comme Pauline et Sylvain, un couple de trentenaires séduits par l’idée de la maison en A. « Nous avons trouvé un terrain en forêt en Dordogne. Nous rêvions d’avoir une grande hauteur sous plafond et de la surface. On souhaite tout faire nous-mêmes, sauf la pose des charpentes, mais c’est un vrai défi pour des novices. » Le couple, qui échange fréquemment avec d’autres auto-constructeurs, espère terminer leur projet dans environ un an et demi.

Un habitat durable

Florian et Gilliane, quant à eux, ont d’abord testé la « tiny house », une autre forme d’habitat alternatif. Cette « petite maison » construite en bois, généralement montée sur remorque, a été pour eux une première étape avant leur projet de maison en A. « On a appris à construire une maison à ossature bois et à utiliser les outils nécessaires. Si nous suivons le modèle d’Elizabeth, tout devrait bien se passer. » Pour réaliser leur rêve, ces Bordelais ont dû déménager en Dordogne, où ils ont trouvé un terrain de 6 000 m² et obtenu leur permis de construire. L’objectif : une vie autonome et plus proche de la nature.

Elizabeth Faure se réjouit de voir de jeunes générations opter pour un mode de vie plus sobre et met en avant les atouts écologiques de sa maison. « Elle repose sur pilotis, ce qui réduit l’emprise au sol. Le bac acier peut durer 100 ans et c’est facile d’installer des panneaux solaires ou de récupérer l’eau de pluie. »

« On m’a dit que cela allait défigurer le paysage, mais les maisons modernes ne sont pas durables. Cet habitat résout un problème de logement, il faut laisser les gens qui veulent construire leur maison le faire. » Elizabeth défend ainsi son projet face à la réticence de certains.

« J’ai 75 ans. Mon but a toujours été de faire quelque chose pour ceux qui n’ont pas de toit. Maintenant, je peux partir tranquille. »

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Lucas ZOUADI

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